On se surprend vite à rester devant son écran à attendre la suite !
Moi ?! Dans le O de Objetgraphik.
Workshop en DSAA graphisme et produit organisé les 14,15 & 16 mai 2008 au Lycée la Martinière Diderot par Objetgraphik en la personne de Stéphane Buellet et Patrick Paleta (Chevalvert).
Sous la responsabilité de Gilles Marion et David Pilloix.
"Dans un premier temps, les étudiants sélectionnent un écrivain, sociologue, dramaturge, journaliste, parolier... qu’ils ont apprécié ou qui, par ses écrits les a sensibilisé. Ils doivent souligner ensuite chaque trait du caractère de ce personnage, aussi bien au niveau du style de l’écriture que de sa propre personnalité (physique, humeur, sensibilité etc.)"
Les choix typographiques, la mise en page ainsi que les expérimentations liées au papier (ex : transparence du calque, pliage...) sont autant de moyens d’exprimer une personnalité, par une approche visuelle et tactile.
Un chaos de couleurs, des tons de rouge et d’orange, du noir, des taches, des lignes incurvées. Le regard qu’on porte habituellement sur un tableau, à la recherche d’un plan, de signes familiers identifiables ou qu’on pourrait trouver par associations, est déçu. Mais si nous choisissons une trace colorée au hasard et si nous la suivons des yeux, nous découvrons son cheminement, nous voyons qu’elle recouvre d’autres traces de couleur, qu’elle-même est recouverte par d’autres qui la croisent. Nous sentons qu’il ne s’agit pas là d’une reproduction, mais du résultat d’un processus de mouvement que nous pouvons suivre en esprit. H. Rosenberg a baptisé l’art de Pollock du nom de "peinture gestuelle" (action painting).
L’artiste ne se trouvait pas devant le tableau, mais dedans, et balançant une boîte percée remplie de peinture ou un pinceau à manche long plein de peinture comme un pendule au-dessus de la toile étalée au sol, il a constitué un réseau de gouttes de peinture, animé d’un mouvement de danse, comme de transe, inspiré uniquement par l’émotion de l’instant, libre de toute représentation consciente ou rappelée à sa mémoire. Pollock a baptisé cette technique "méthode des gouttes" (dripping) et l’a utilisée pour la première fois à la fin de 1946. Il en résulte un mouvement matérialisé et conservé, que les traces qu’il a laissées permettent de reconstituer : du temps visible. C’est un enregistrement au caractère le plus immédiat qui soit. « Au sol, je me sens mieux, explique Pollock, je me sens plus proche du tableau, plus qu’une simple partie de lui, parce qu’ainsi, je peux... littéralement être dans le tableau. » La perception en est une vue physique qui n’est pas appelée à être déchiffrée, à être interprétée, mais qui doit se laisser aller ouvertement à sentir le processus montré par le tableau et son rayonnement esthétique. Mais les sensations, les associations d’idées ou les interprétations du spectateur ne sont pas laissées à sa convenance. Les spectateurs, selon Pollock, « devraient chercher à accueillir ce que le tableau a à leur proposer, et non pas arriver avec un contenu principal ou une idée préconçue dont ils chercheraient la confirmation ».
Extrait de
Histoire de l’Art
Peinture Sculpture Architecture
Hachette
Paris 1995
ISBN 2-01-135001-8
Et pour passer le temps, deux applications en ligne signées Miltos Manetas :
http://www.jacksonpollock.org/
http://www.ipollock.com/
Deux espaces séparés par une vitre sur laquelle le reflet de l’un se superpose à l’image de l’autre. En abordant le thème du reflet, le travail photographique de Guillaume Bourdon interroge la perception d’un (ir)réel fugace et délictueux. Sur le verre d’une boutique au détour d’une rue, il ne dure qu’un bref instant et reste bien malgré lui dépendant de celui qui le voit. Le capter pour le révéler, pour en quelque sorte dévoiler notre capacité à observer et à comprendre le visible... et pourquoi pas, pour la mettre en doute !
Exposition "Autonomie"
à découvrir jusqu’au 26 juillet 2008
au Caffè de Piz’
54 boulevard des Canuts
Lyon 4 - accès Métro Hénon
Article publié en décembre 2005 :
Contacté par Emmanuel Fessy, directeur de l’ENSCI (Ecole nationale supérieure de la création industrielle), Laurent Ungerer (C Album) a travaillé depuis mars 2005 avec des élèves à la conception d’une nouvelle identité pour leur école.
Au rythme de réunions hebdomadaires, six étudiants designers explorent la piste d’un objet typographique. Une typo Outline tracée dans l’espace par un fil formera le logo (le rouge et le carré viennent de l’ancienne identité). En fonction des contextes et des supports, son application passera par des animations, des mouvements décomposés ou des constructions en volume. Pour la finalisation des différents documents, Karim Zaouai et Cyril Afsa ont travaillé durant l’été en stage chez C Album.
Extrait de
Etapes:127
Décembre 2005
Page 12
La création : www.ensci.com
Le créateur : www.c-album.fr
Article publié en 2001 :
Présentée à Milan pendant la semaine du salon du Meuble, l’exposition Smart Connections de Philips dévoile les fruits des recherches du secteur design de la marque, dirigé par Stefano Marzano. Les projets présentés sont les résultats d’une "quête du pouvoir, du confort et de la liberté" à travers les nouvelles technologies. Les objets sont avant tout conçus comme une réflexion sur l’influence des technologies dans notre perception de notre environnement. Il déplace la fonction du designer qui n’est plus qu’un simple dessinateur de packaging, de boîte contenant la technologie, mais il devient le concepteur d’un environnement global. D’après cette exposition, designer devient avant tout une manière de construire un espace invisible sensible et interactif, davantage que la production de matière. D’ailleurs d’après Marzano, les objets sont appelés à disparaître, ou ils seront invisibles ou ils seront œuvres d’art. Il continue en expliquant que la technologie n’est qu’une multiplication des capacités naturelles du corps, et que vivre avec, nous permettra de vivre mieux, avec la nature comme avec notre environnement naturel.
Le projet "Nebula - Bedroom Environment" :
Le projet Nebula est un projet de recherche qui approche la relation de l’homme à son environnement, à sa façon de percevoir l’espace et qui tente par cette voie de réinventer le rituel du coucher, sommeil et réveil. Ainsi les équipes de Philips ont imaginé un système de projection interactif, relié à une base de données sur Internet, qui projette des images au plafond. Les images sont sélectionnées à l’aide de petits "cailloux" sur lesquels sont gravées des thématiques, posés dans un sac sur la table de chevet. On sélectionne par exemple la pierre sur laquelle est inscrite le mot "ciel", on l’introduit dans une petite poche à côté du lit et la base de données envoie les images correspondantes, images qui évoluent selon les saisons. L’utilisateur peut quant à lui interagir avec les images en se déplaçant dans son lit ; la place qu’il occupe est répercutée sur l’image projetée. L’interactivité est même poussée jusqu’à proposer un jeu interactif dont le joystick n’est autre que la couette que l’on tire d’un côté ou de l’autre du lit.
Extrait de
it magazine #3
2001
Page 70
Nebula sur le site de Philips : www.design.philips.com
Complément d’Objet Indirect
De l’objet graphique au graphisme d’objet
"Designed In Brussels" présente "Complément d’Objet Indirect", une exposition de six graphistes diplômés de l’ERG, l’Ecole de Recherche Graphique.
Cette exposition présente des pratiques contemporaines du design graphique autour d’un thème commun, l’objet. Quand le graphisme se libère de la commande et produit des œuvres autonomes l’enjeu posé est celui de la relation qu’elles entretiennent avec l’espace privé (chez soi) et l’espace public (chez tous). L’objet graphique n’est pas un objet design. Il n’a pas de fonction mais propose de multiples usages. Libéré des contraintes pratiques, il devient un objet de langage et crée une langue qui s’adresse à tous... un Complément d’Objet Indirect. En grammaire, pour reconnaître le COI, on pose les questions "à qui ?" ou "à quoi ?", "de qui ?" ou "de quoi ?". Les créations graphiques et les "goodies" présentés poseront cette question essentielle à toute oeuvre, celle de son "adresse" ; de son origine et de sa destination…
Designed In Brussels
Du 13 septembre au 11 octobre 2008
Philips Lumalive associe la lumière au textile
La technologie Lumalive donne vie à des objets inertes en intégrant une nappe souple de diodes électroluminescentes dans le textile, sans compromettre la douceur des vêtements. La technologie, intégrée au sein même du tissu, offre une large gamme d’applications dans le domaine de l’éclairage intérieur et de la communication visuelle. A suivre.
En savoir plus : www.lumalive.com
Panos Fake Streetsigns est un projet collectif qui réunit le travail de 52 artistes européens et internationaux pour Lyon 2013. Les œuvres sont reproduites sur 100 panneaux de signalisation en utilisant les matières et les codes couleurs des vrais signaux pour tromper un temps la vigilance des passants.
En utilisant la rue comme une galerie à ciel ouvert, Panos Fake Streetsigns est un projet populaire, c’est-à-dire pour tous, sans distinction de style de vie et accessible en permanence. Pensez à lever la tête lors de vos prochaines flâneries lyonnaises !
En savoir plus : www.bopano.com
Featuring :
The London Police (The Netherlands)
Dust La Rock (USA)
Grotesk (USA / Switzerland)
Tim Tsui (Hong Kong)
Devilrobots (Japan)
DGPH (Argentina)
Jeremyville (Australia)
Steven Harrington (USA)
Superdeux (France)
123 Klan (France / Canada)
Cody Hudson (USA)
Tokidoki (Italy / USA)
Eboy (Germany)
Kozyndan (USA)
Meomi (Canada)
Tim Fishlock (UK)
Andrew Pommier (Canada)
Mike Perry (USA)
Emil Kozak (Denmark / Spain)
Boris Hoppek (Germany / Spain)
Naoshii(Japan)
Kid Acne (UK)
Shin Tanaka (Japan)
Scott Barry (USA)
Easy Hey (France)
CartOne (France)
Yuck (France)
Filter017 (Taïwan)
iLK (France)
BShit (France)
Skwak (France)
Kanardo (France)
Skooly DK (France)
Amandine Urruty (France)
:Phunk Studio (Singapour)
Havec (France)
Benjamin Güedel (Switzerland)
You Are Beautiful (USA)
Delphine Durand (France)
Asterialand (Hong Kong)
Koa (France)
Bfree (The Netherlands)
Dalek (USA)
Delarocca (France)
Hellofreaks (France)
Elr°y (France)
Martin Krusche (Germany)
Mauro Gatti (Italy)
Nelio (France)
Mothi (France)
Stereotype (France)
Mlle Bulle (France)
Tsuyatsuya (Japan)
FR / Installation permanente "T.Light"
20 ans après la première réhabilitation de l’hôtel Morgans à New-York, l’agence Andrée Putman est de nouveau missionnée. Au-delà du réaménagement prévu, une installation dans le lobby de l’hotel est envisagée. L’agence nous confie le projet.
La proposition : un plafond composé de 4000 leds que les clients font varier à partir d’une dalle tactile.
En savoir plus sur Trafik : lavitrinedetrafik
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EN / Installation "T.Light"
20 years after they first rehabilitated the Morgans Hotel in New York, Andrée Putman agency has been commissioned once again. In addition to refurbishing the hotel, an art application is now envisaged in the lobby. The agency has chosen Trafik to conceive this art application.
The proposal : a dazzling ceiling composed of 4,000 lights allowing the guests to set designs and change the mood of the lobby.
More about Trafik : lavitrinedetrafik
Une application signée Lineto
Cette charmante application est le résultat d’une collaboration entre les créateurs Urs Lehni et Rafael Koch, et le développeur Jürg Lehni : une évolution de la typographie Lego de Lineto. L’irrésistible logique de la brique danoise les a incités à concevoir une version interactive des fontes, en offrant la possibilité de les manipuler en ligne.
Développés à travers une application Shockwave, les concepteurs ont élaboré un ensemble d’éléments prédéfinis associés aux caractères des typographies Lego de Lineto, avec lesquels jouer et surtout créer. Le résultat peut être exporté en données vectorielles et ouvert sous des programmes tels que Adobe Illustrator ou Macromedia Freehand.
Le pack inclut l’application Shockwave et les deux fontes Lego AM et Lego PM, disponibles pour les systèmes Windows ou Macintosh.
Lancer Lego Font Creator
En savoir plus sur Lineto
origamijewellery
L’art complexe mais fascinant de l’origami change de matériau... et passe du papier à l’argent !
En savoir plus sur Origami jewellery : origami jewellery
Delaunay Raster
Jonathan Puckey utilise la Triangulation de Delaunay, "Scriptographer" and "Color Averaging" de Jürg Lehni. Le projet est en cours de développement.
En savoir plus sur Jonathan Puckey : jonathanpuckey
Camera Obscura
En 1979, le modèle en papier Dirkon était publié dans le magazine ABC. Ce modèle était une imitation du très populaire appareil-photo reflex. Rubikon revient 25 ans après en réaction à la technologie numérique.
Une création signée Jaroslav Jurica
Télécharger Rubikon
Fermer les yeux pour voir / Audrey Dodo
Nous sommes dans une société de l’image prenant pour norme l’individu bien voyant. Le marketing n’y échappe pas et l’identification d’un produit alimentaire représente pour les personnes déficientes visuelles une difficulté quotidienne. Alternative au braille, très peu pratiqué, "Fermer les yeux pour voir" propose un nouveau langage graphique et tactile qui prend en compte les besoins de l’ensemble de la population : non-voyants, malvoyants et voyants. Fruit d’un partenariat avec le Comité Louis Braille, ce projet s’inscrit dans les attentes réelles du public déficient visuel, un public hétérogène dont les besoins sont mal appréciés dans l’approche marketing actuelle.
Lorsque certaines enseignes se penchent sur le problème de l’identification des produits alimentaires, c’est par l’emploi du braille qu’elles y répondent. Cette initiative bien que louable puisqu’elle a le mérite d’exister, montre bien qu’aucune étude n’a été menée pour définir clairement les besoins afin d’y répondre de manière juste. La mise en place du braille sur les packagings correspond plus à la volonté d’améliorer son image de proximité qu’ à celle d’apporter une aide concrète. En effet, la maîtrise du braille est pratiquement réservée aux aveugles de naissance qui représentent une infime proportion de la population déficiente visuelle.
Par ailleurs, la majeure partie des personnes déficientes visuelles est malvoyante. Pour ces consommateurs, l’existant ne répond que très épisodiquement à leurs besoins. On constate un manque récurrent de contraste et de hiérarchisation de l’information mais aussi une hétérogénéité typographique ; tout ceci contribuant à une communication visuelle confuse.
La communication des produits alimentaires s’adresse uniquement aux voyants. Pour apporter concrètement des solutions et répondre aux besoins de tous, c’est la communication globale des produits qui est à repenser.
Le projet "Fermer les yeux pour voir" s’est engagé dans cette voie et répond au problème d’identification des produits alimentaires à travers un travail sur l’étiquetage du produit et sur le packaging en lui-même.
D’une part, la conception d’un système d’informations sensorielles permettra la reconnaissance des packaging occultant leur contenu comme les boîtes de conserve ou les bouteilles de jus de fruits ; d’autre part, la conception de packagings pour les produits secs permettra une lecture tactile de l’aliment lui-même, pour parvenir à son identification. L’ensemble des informations visuelles sera traité selon les attentes des personnes malvoyantes. Le projet développe ainsi des informations tactiles pour les aveugles de naissance et les aveugles tardifs et des informations visuelles pour les personnes malvoyantes. Cette nouvelle communication graphique et tactile permet de s’adresser à l’ensemble du public déficient visuel.
Par extension, ce projet aide les étrangers ou illettrés ; le simple aspect visuel n’aidant pas toujours à déterminer la nature exacte du produit lorsqu’on ne peut avoir recours au texte. Pour les voyants, c’est une identité visuelle plus claire qui se met en place et qui apporte une valeur pédagogique, notamment pour les enfants, en informant sur la nature du produit que l’on consomme.
En désirant apporter plus de confort dans le quotidien des personnes déficientes visuelles, "Fermer les yeux pour voir" s’est positionné sur un problème bien plus global. À l’heure d’une population vieillissante, ce projet nous engage tous : la communication des produits de grande consommation doit bel et bien évoluer pour répondre à de nouveaux besoins. À l’initiative de ce projet, Audrey Dodo nous invite à renouveler notre regard sur le handicap et à questionner un univers si coutumier qu’il n’en reste que plus timide au changement.
Le projet "Fermer les yeux pour voir" sera présenté du 15 au 30 novembre 2008 à la Biennale internationale design 2008 Saint-Étienne, au sein de l’exposition "Dedans, dehors, autour. États du corps."
Diplôme La Martinière-Diderot 2008 / Audrey Dodo
Designing under influence / Diego Fellay
Mon travail de diplôme est une approche conceptuelle et originale du processus de création en me servant de techniques alternatives comme l’hypnose ou la médiumnité. Ces "expériences" m’ont permis d’élaborer un nouveau cadre de travail à la fois distant, ironique et concret en se basant sur des "modèles" de conception uniques par la création d’affiches, d’une brochure et d’environnements.
Le processus de création est une suite d’intuitions, de ressentis, d’affinités structuré par une méthode qui développe leur potentiel. Je m’interroge sur l’origine de ces idées, et « la force supérieure » qui motive mes choix. Je décide alors de me tourner vers certaines techniques de parapsychologie, telle que la voyance ou l’hypnose.
En allant consulter un médium pour ce travail, je ne pensais pas trouver autant de points communs entre son métier et la communication visuelle. Toute couleur, toute forme, et tout moindre indice révèlent un peu plus la complexité du métier de designer. Se faire hypnotiser est faire un pas de plus dans l’introspection, à la recherche de cette idée invisible. Ensuite un travail avec un hypnotiseur a permis la réalisation de quatre gravures réalisées sous état d’hypnose dirigée. Ces dernières parlent tout autant de layout ou de solutions formelles que de problèmes de fond et de cohérence.
Expérimenter pour interpréter ; en tant que designer, il fallait que propose des solutions graphiques et conceptuelles pour un tel domaine. Que ce soit en photographies, illustrations ou installations chaque image nous renvoie à des codes bien particulier, où couleurs et symboles possèdent force et pouvoir. Cette dernière idée dérange car le seul fait de lui donner un minimum de crédit nous renvoie à nos convictions et fantasmes qu’ils soient rationnels ou non.
Que je sois auteur, sujet, analyste, graphiste ou designer, cet ouvrage, sous forme de compte rendu, propose de découvrir un peu plus de son processus de création.
Diplôme ECAL 2008 / Diego Fellay
FR / Espaces manutypographiques / Claire Robert
Le projet de Claire, "espaces manutypographiques", se place à la frontière du graphisme et de l’objet. En effet, Claire propose de ne plus considérer le livre comme simple support de l’écrit mais comme véritable espace de lecture. Ainsi, c’est par manipulation et appropriation du livre par le lecteur que l’imaginaire de son auteur prend vie. Le livre est donc objet à lire mais aussi à expérimenter.
La lecture n’est pas que visuelle, elle est aussi sensible, palpable. Il faut faire du livre le corps physique de l’ œuvre littéraire.
C’est en considérant le livre comme un objet-espace que le lecteur peut s’immerger et s’approprier l’univers d’un texte.
Quelques exemples :
Prenons l’exemple de son "Corbeau et Renard" (Jean de La Fontaine). Ici, le livre devient le corps des personnages. Ils prennent vie par l’objet et la manipulation du lecteur. Le lecteur peut devenir le corbeau, le livre lui servant de masque pour créer son petit théâtre. Ainsi, la lecture à un enfant n’est plus "sage comme une image" car le livre permet une lecture-jeu.
Pour les recueils de Haïku (poème court japonais), nous sommes dans une découverte sensible du livre qui fait écho à l’univers poétique et fragile des haïkus. Jeu de couleurs et de lumières. Au fil de la lecture, le livre se déploie telle une fleur qui éclos : mise en scène du livre, miroir des poèmes.
Diplôme La Martinière-Diderot 2008 / Claire Robert
Aurora I / Margaux Renaudin
Aurora est un projet de motion design collaboratif, base sur la création d’une plateforme d’échanges entre musiciens et motion designer ou vidéo artistes. Chacun des participants doit créer un contenu inédit l’un pour l’autre, musiciens et motion designer fonctionnant en binômes.
Les trois vidéos du premier volume (réalisées par Margaux), Aurora I, ont été créées comme les chapitres d’une seule et même histoire, utilisée comme ligne directrice pour créer la musique et les vidéos.
Le résultat est un DVD promotionnel des artistes, qui, pour la grande majorité seraient restés confinés au grand anonymat des plateformes de réseau social.
Musique : 1- "Cage" - Schultz / 2- "on my neck" - Your fault / 3- "Das IV Kapitel" - Sum Of R / Typo : BP Foundry
Diplôme ECAL 2008 / Margaux Renaudin
Le projet Mü est une table interactive à destination des enfants de grande section de maternelle. Cette table permet d’interagir avec différents média (images, animations et sons) à l’aide d’objets ou directement avec les doigts. Les activités s’articulent autour d’un conte, Pierre et le Loup. La vocation pédagogique de MÜ est d’éveiller les enfants (éveil sonore, musical et créatif) à travers des activités pouvant être pratiquées seul ou en groupe.
Diplôme Gobelins 2008 / Le projet Mü est une collaboration entre Simon Doury, Béatrice Lartigue, Pierre Thirion, Erik Escoffier et Wahiba Khadri.
Light My Fire / Florian Pittet
Light My Fire est une installation interactive élaborée pour le cadre d’un musée ou d’une exposition temporaire.
A l’aide d’une simple allumette, le visiteur est capable "d’enflammer" des animations vidéoprojetées s’éparpillant au-dessus de sa tête, devenant alors visibles par tous. La flamme de l’allumette est à l’origine de l’animation ; celle-ci est illustrée de réactions sonores lui conférant une sensation toujours plus spectaculaire. Une installation ludique, mais qui reste avant tout une véritable expérimentation de l’interactif.
Diplôme ECAL 2008 / Florian Pittet
Les Toiles Humaines / Sarah Kahn
Les Toiles Humaines, c’est d’abord un jeu de mot consistant à valoriser l’être humain en le plaçant au coeur des données informatiques. L’enjeu fut de développer l’intelligence émotionnelle que sont capables de livrer certains outils et fonctions de l’ordinateur. Tout cela dans un travail de métaphores en déplaçant les usages d’un monde à l’autre, du virtuel au manuel.
Sarah Kahn a étudié cinq thèmes : la compression (jpeg & zip), la capture d’écran, le copier coller, le double numérique et le code, en s’éloignant volontairement du caractère informatique habituel.
Diplôme ESAG Penninghen 2008 / Sarah Kahn
Le Monde des Montagnes / Camille Scherrer
"Le Monde des Montagnes" est un livre un peu particulier. Lorsqu’on le regarde à travers l’oeil d’une caméra, tout un univers invisible se révèle au delà de ce qui est imprimé. Entre souvenirs et histoires étranges, le lecteur découvre page après page un monde animé qui se mélange au réel.
Ce projet est un diplôme ECAL (Lausanne) et a été développé en collaboration avec Julien Pilet du laboratoire de "computer vision" à l’EPFL (Lausanne) et le "EPFL+ECAL lab".
Diplôme ECAL 2008 / Camille Scherrer
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we[ b]link / Eric Morzier
we[ b]link est un système pour concevoir des vitrines réactives au passage des gens. Le motif appliqué sur la vitre s’anime tel le miroir graphique des passants. Les informations captées par le système sont en outre transmises autour du globe à d’autres vitrines, laissant la trace d’inconnus à travers le monde.
Techniquement, ce système consiste en un outil de design de motif spécialement développé pour correspondre à un certain type de bande adhésive. Une fois le design élaboré, il peut-être posé sur la vitre et réutilisé par une deuxième application chargée de capter la position des passants et de transmettre ces informations aux autres systèmes en fonction dans d’autres lieux.
Diplôme ECAL 2008 / Eric Morzier
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Au fil des mots / Flora Commaret
Le thème de Flora, "Au fil des mots", est issu du lien étymologique des termes "texte" et "textile", du latin "texere", qui signifie "tisser, tresser ou entrelacer".
Ainsi, ces deux notions ont été à la base d’un champ d’expérimentation atypique afin de régénérer leurs racines qui se sont égarées au fil du temps. Repenser le textile comme un langage : l’aiguille comme la plume.
De ces rapprochements est né le projet "Cross Stitch", qui est une alternative à la broderie traditionnelle au point de croix et à la rapidité de la vie contemporaine. "Cross Stitch" est un kit de broderie pour table percée où chacun peut broder lettres, mots et phrases associés à des motifs.
Comme une nappe, ce kit (livret+fils+aiguilles+coussin+mode d’emploi) est un véritable habillage graphique personnalisable à faire, défaire et refaire au grès dès envies. De plus, une application a été créée pour permettre de composer mots et motifs dans une grille afin de visualiser sa création avant de broder la table percée.
S’inscrivant dans une démarche de design global, mêlant design graphique, design produit et design textile, le projet se rapproche aussi des notions du "Slow Design" ainsi que du "Design participatif et évolutif", associant modernité à un savoir-faire traditionnel.
Diplôme La Martinière-Diderot 2008 / Flora Commaret
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